La dispute des lettres de l'alphabet
Les Consonnes et les voyelles sur un trône posées
Se mirent étrangement à se vanter prônant leurs rôles :
Sans nous disaient-elles, dans un air assurément drôle
le monde ne serait Invention, art et technologie
Par notre combinaison et notre grâce, que d’avancée !
Tiens donc répliqua la phrase que vous êtes vantardes
Mais sans moi vous ne seriez que lettres hagardes,
Les mots en moi bien agencés, expriment bien des idées.
Que dites-vous s’écrient les Voyelles écrites et parlées
Parées d’accents graves, aigus et bien circonflexes
Devant leur maître Alphabet, le laissant perplexe ;
Ne sommes-nous pas des signes, des lettres de douceur
Des sentinelles du son qui protègent l’ouïe sans cesse
Quand les consonnes traversent l’oreille, l'agressent,
Afin que l’esprit avide de calme ne hurle ô bruit, ô douleur
Aux nerfs qui se tordent et à la voix qui s’enroue
Qui n’enchante point, d'une folie dévoilant les dessous ?
Non mais s’indignent les consonnes ; pour l’homme
Une force sûre qui impose qui nous sommes
Ainsi une seule lettre, à qui veut mal ou croit ou prétend,
Tel un coup de fouet, redresse celui qui n’entend !
Voyons dit Alphabet, cessez pour rien vous disputer
Consonnes et voyelles ensemble êtes importantes
Unies, vous formez le langage, l’aubaine communicante
Vous êtes telles des notes musicales, élaborées et aimées
Car par votre grâce l’homme exprime ses idées !
C’est lui qui vous a inventées pour vous utiliser
Ainsi les silences rompus, qui ne peut parler, écrit !
Fialyne
Hafida Olivès
Date de publication sur Atramenta : 13 mars 2017 à 12h26
Publié sur ILV en 2013