jeudi 12 septembre 2024

La dispute des lettres de l'alphabet ( texte revisité)


La dispute  des lettres de l'alphabet

Les Consonnes et les voyelles sur un trône posées

Se mirent étrangement à se vanter prônant leurs rôles :

Sans nous disaient-elles, dans un air assurément drôle

le monde ne serait Invention, art et technologie

Par notre combinaison et notre grâce, que d’avancée !

Tiens donc répliqua la phrase que vous êtes vantardes

Mais sans moi vous ne seriez que lettres hagardes,

Les mots en moi bien agencés, expriment bien des idées.

 

Que dites-vous s’écrient les Voyelles écrites et parlées

Parées d’accents graves, aigus et bien circonflexes

Devant leur maître Alphabet, le laissant perplexe ;

Ne sommes-nous pas des signes, des lettres de douceur

Des sentinelles du son qui protègent l’ouïe sans cesse

Quand les consonnes traversent l’oreille, l'agressent,

Afin que l’esprit avide de calme ne hurle ô bruit, ô douleur

Aux nerfs qui se tordent et à la voix qui s’enroue

Qui n’enchante point, d'une folie dévoilant les dessous ?

 

Non mais s’indignent les consonnes ; pour l’homme

Une force sûre qui impose qui nous sommes

Ainsi une seule lettre, à qui veut mal ou croit ou prétend,

Tel un coup de fouet, redresse celui qui n’entend !

Voyons dit Alphabet, cessez pour rien vous disputer

Consonnes et voyelles ensemble êtes importantes

Unies, vous formez le langage, l’aubaine communicante

Vous êtes telles des notes musicales, élaborées et aimées

Car par votre grâce l’homme exprime ses idées !

 

C’est lui qui vous a inventées pour vous utiliser

Ainsi les silences rompus, qui ne peut parler, écrit !

Fialyne

Hafida Olivès

Date de publication sur Atramenta : 13 mars 2017 à 12h26

Publié sur ILV en 2013