Mes poèmes
Fialyne, Fialyne Olivès, Fialyne Hafida Olivès sont les noms de plume de Hafida Olivès, née en Algérie. Ses deux passions sont la lecture et l'écriture. Ses recueils sont : -Sous les jasmins - La feuille rouge du saule pleureur -IIda, algérienne devenue
mercredi 28 octobre 2026
Qu’importe le dernier mot
dimanche 25 octobre 2026
Mes chansons les plus appréciées du monde arabe et Maghrébins
Ce texte a été écrit en langue populaire algérienne par son auteur Mustapha Toumi, un artiste, peintre, compositeur, parolier et homme de théâtre d’Algérie, Né le 14 juillet 1937 à Bordj Menaïel, il décéda en avril 2013. Cette traduction est réalisée par Hafida Olivès qui a ajouté entre les strophes, une réflexion afin de mieux suivre et cerner.le message et la morale qui se dégagent de cette chanson.
Sobhanallah yaltif
- Je me désole de cet affront à sa personne
- Moi, qui là entends cette chanson, je tente et je résonne
- Écoute ce chant avec moi raisonne,
- Est-ce la fuite d’un bon sens qui sonne
- La perte du respect des Maîtres
- De l’enseignant de qui tant il apprit
- De son père et de sa mère, de ces gens vieillis ?
- Alors ensemble écoutons encore ce qu’il dit :
Ou
http://youtu.be/X04nBjVRCPE?si=E0yQLInTVGh3xUKl
2013.
samedi 15 août 2026
Le duel
Le duel
Fialyne Hafida Olivès
Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0
Image de couverture : https://pixabay.com/fr/
En lecture libre sur Atramenta.net
Le duel
Cette histoire se déroule dans un coin perdu de notre planète, là où tout fonctionnait selon la force des hommes, ce qui faisait monter d’un cran l’estime de soi pour chacun. Ils n’allaient pas de mains mortes avec les autres. Ils blessaient ou tuaient tous ceux qui se mesuraient à eux. Dans cette contrée la justice se plaçait toujours du côté des plus puissants riches et forts.
Leurs épouses qui se montraient dans le froufrou de leurs longues robes en soie ou en dentelle, avaient toutes les cheveux dorés en boucles qui tombaient en cascade sur leurs dos avec des yeux tracés au crayon noir et une ombrelle pendue à leurs bras. Ces dernières ne se privaient jamais de placoter ici et là.
Quand elles se rendaient dans ces fameux saloons dits western, elles vantaient leurs maris et souvent, leurs discours plein de jactances déplaisaient mais personne ne pouvait les arrêter par peur de représailles.
Qui ne les entendait pas en passant ? Les portes des saloons n’étaient pas hautes et avaient des battants qui allaient et venaient sans cesse dégageant à chaque mouvement l’odeur de l’alcool emprisonnée dans un nuage de fumée suivi de discours bruyants de fanfarons imposant leur présence.
Parmi ces gens-là, vivait un griot. Il était celui qui savait parler à tout le monde, sage, amusant et souvent sollicité pour remplir leur temps. Tout le monde le respectait.
Mais un jour alors qu’il revenait d’une fête voisine, il fut surpris par le silence solennel qui régnait dans sa ville. Il n’entendait plus que le vent qui frôlait sa peau frissonnante. Une voix au fond de lui-même lui sommait de se cacher si bien qu’il se dissimula derrière l’un de ces nombreux rochers qui bordaient le chemin. au-delà, il pouvait tout voir sans être repéré.
Il se mit à regarder en retenant son souffle épiant chaque mouvement quand il aperçut un grand homme au centre de la place. Il avait le teint brun, le nez aquilin et des yeux noirs qui ne laissaient déceler aucun sentiment. Un chapeau noir et bien rond cachait une partie de son front large. Il portait un sombre costume décoré avec des galons mexicains. Il avançait doucement après avoir laissé son cheval près d’un rocher. Le lieu était absolument désertique, seules quelques maisonnettes, toutes blanches apparaissaient de loin en loin. Il semblait bien seul, nageant dans un effroyable vide quand un homme en veste en daim, le regard froid et méchant sortit de l’une d’elles. Il pointa son fusil en direction de l’homme au chapeau et lui dit d’un ton ferme jetant à ses pieds une chaîne en or :
— Ohé vieux, lui dit-il d’un accent américain. Tu as quelques secondes pour ramasser la chaîne et dégainer pour me tuer avant que je ne te tue. Imperturbable, immuable, inébranlable, l’homme au chapeau se retourna faisant face à son interlocuteur.
Il le regarda d’un air aussi glacial jetant un regard furtif à la montre qu’il tenait dans l’autre main et mise exprès à sa vue. L’homme au chapeau avait vite reconnu l’objet. C’était sa montre musicale de poche :
— Dès la fin de la musique tu agis, lui répéta-t-il froidement ! Ils étaient comme deux coqs qui se tenaient tête.
C’est alors que soudainement apparut, une troisième personne, un jeune homme, agile et beau, pointant également son fusil sur celui à la veste en daim. Il susurra à l’homme au chapeau de ramasser la chaîne sans crainte. Ce dernier malgré son air confiant et rassuré garda quand même la main tout près de la poche de son pantalon, là où se trouvait son arme.
À peine avait-il baissé la tête, que l’homme à la veste en daim usa de son arme en tirant un coup lequel fut précédé à la vitesse de lumière par un tir du jeune homme qui le descendit raide sur le sol.
Les deux hommes se regardèrent. Le silence n’est pas bavard entre le père et le fils qui se comprenaient au moindre geste. Ainsi le père récupéra sa montre qui contenait une photo chère au cœur de la famille, pour l’un la fille et pour l’autre la sœur.
Quel moment crucial ce fut, la devise étant celle des gens durs, se défendre en tuant, prendre en tuant, s’enrichir en tuant les plus faibles, récupérer ses biens en tuant. Lui, n’était pas né d’un père usant d’un bagou. Il avait été formé pour devenir fort, dur, insensible, silencieux et un bon tireur.
Ainsi le fils fit demi-tour laissant son père et alla faire le compte de son exploit sur la contrée, un tas de corps qu’il avait entassés au fond de sa caisse gisaient morts. Truculent, il était très fier de lui-même. Cependant, il semblait manquer quelque chose à son compte quand on entendit un tir.
C’était le griot, ce très volubile qui voulait prendre la fuite pour sauver d’abord sa peau et pour ensuite aller vite raconter la scène, en faire un conte ou une histoire ou même une chanson pour divertir son auditoire. Malheureusement pour lui, à peine avait-il bougé qu’il fut abattu aussi rapidement que le précédent.
Il faut dire qu’on ne badine pas avec les truands. Ils finissent toujours les plus forts, bien sûr comme tous les héros des films western.
Fialyne
Hafida Olivès
mercredi 29 juillet 2026
Le poète et la nuit
Assis sur son tombeau le regard au ciel,
Un poète dans sa nuit cherche son étoile
Cachée, là-bas derrière des nuages blancs
Il entend sa voix claire chanter avec le vent.
Il voudrait voir la splendeur de la rose
Son front rayonne, lui vient une prose
Dans un verre d’argent, le poète ébloui
Trempe sa plume dans la lumière et écrit.
Tout reprend en lui, la beauté entière
Il enterre son linceul sous la triste pierre
Le poète suit son étoile, compose un chant
Reprend son violon et le vert de son temps.
Hafida Olivès
Le 6 décembre 2014 à 22h34
samedi 25 juillet 2026
Une virgule pour l'égard
Profitant de l'absence du professeur, un élève écrivit sur le tableau : Le professeur est un baudet ...La suite en cliquant sur ce lien ;
https://www.atramenta.net/lire/une-virgule-pour-legard/73797
lundi 9 février 2026
Que c'est chouette
Que c'est chouette
Étincellent de soie et de parures
Des gens dont l’habit reflète l’allure
Sûrs de leur monde dit de bon aloi
Ont le rire brisant les murs de leurs toits.
Ces gens courent dans tous les sens mêlant
À leurs fines boucles l’argent et les ans
L’or, de leurs cabans, tombent en galets
Dans leur ranch plein d’oiseaux muselés.
Ceux-là ont quitté les arbres et les prés
Depuis que les chats miaulent l’aube, crispés.
Et les chiens saluent les passeurs,
N’aboient plus quand ils sèment le malheur.
Le coq chante et danse aux ballets
Puis fait ses prières au pied du chalet.
Le corps du piètre humain ne coûte pas cher
Les morts vivent dans les pores de sa chair.
Les chats se délectent de bonnes croquettes
Choyés sur les sofas que c’est chouette
Les enfants pleurent les miettes, ailleurs
Ils fument l’herbe pour perdre l’aigreur.
Depuis très longtemps, l’avenir est veuf
Mais à l’ère inventive aux grains neufs
Une volonté et des mains sincères
Produiront le goût de vivre sur terre.
Fialyne Hafida Olivès
https://www.atramenta.net/lire/que-cest-chouette/62800
mercredi 24 décembre 2025
La bonne humeur
La bonne humeur
À tout petits pas, sautillant, ils sont passés
Par-delà les grandes flaques d’eau, sifflotant
Ils ont bravé la rue et le ciel pleurant
Le jour respire son air doux et printanier.
Un petit air de jeunesse qu’ils ont inventé
Resurgit d’un si long hier pour maintenant.
Évidemment, les ans passent en coup de vent
Pour une meilleure vie quand on est âgé !
Quelle est cette bonne humeur qui a pris ma rue ?
Main dans la main, ils passent sifflotant
Ont chassé les brumes, ils sont étincelants.
Deux étoiles de la vie ont éclairé ma vue
Des vieux passants qui ont peint ce beau temps !
Va-t’en solitude, que perdure ce présent.
Fialyne Hafida Olivès
mardi 17 juin 2025
Dis à la nuit
Dis à la nuit
Là-haut, dans sa course, le soleil prône son éclat. Il suit sa voie répandant des rayons sur les astres, illumine les uns et assombrit les autres. Le jour s’enorgueillit, n’en est-il pas un pan, tout en lumière et jamais nuit ?
Il sait ce qu’elle tait quand elle adoucit les peines, étreint, calme la douleur et endort l’enfant qui pleure. Pourtant, sur son chemin, il n’en voit qu’une obscurité qui passe de mort en mort jusqu’à l’infini .
Dans son voile noir, enfouie dans le temps, elle enfile les heures et toujours en tisse son petit matin. Chaque jour, il apparaît plus beau, plus souriant, grandi, enrobé de lumière et blanchi. A sa vue quand éclatant de mille lueurs, on l’interroge et il dit simplement : C’est la nuit.
Tous les discours des âmes se tiennent la nuit dans l’immense cour de la constellation. Chaque mot est une étoile d’or et l’on n’ en rêve qu’avec Morphée.
Muette, elle se couvre de silence et laisse la nature expulser les maux pour mieux respirer. C’est dans ce repos que poussent les mots.
Quelle patience que la nuit ! Dis Jour, dis à la nuit ce que tu emportes dans ton tourbillon d’argent, toi qui s’en va à chaque fois sans la remercier ? Quel dû lui rendras-tu pour savourer ta brillance ?
De Fialyne hafida Olivès, texte écrit le 25/06/2023




