Fialyne, Fialyne Olivès, Fialyne Hafida Olivès sont les noms de plume de Hafida Olivès, née en Algérie. Ses deux passions sont la lecture et l'écriture. Ses recueils sont : -Sous les jasmins - La feuille rouge du saule pleureur -IIda, algérienne devenue
lundi 2 juin 2025
Douceurs et paysages
jeudi 1 mai 2025
Le retour des roses
Le retour des roses
Aux sons tambours des cœurs
Passent oppressantes les heures
Dans le jour qui fuit puis bascule
A l'instant crépuscule.
Souffle un vent peu sage
Ses notes plaintives aux nuages.
Couvrant ainsi les lumières
D'un firmament en prière.
Et de l'enveloppe grise
Tombent soudain en crise.
Ces fines larmes
Qui la terre alarme.
Pleurante, l'ondée impose
Son ordre au paysage morose.
Et de dessous les feuilles mortes
Renaissent des roses plus fortes
Fialyne Hafida Olivès
le 17/01/2008
Le retour des roses
mardi 3 décembre 2024
Les mots que tu as laissés, à Mahmoud Derouich
Quand un jour, poète, ton corps tel un amas de poussière,
Quand loin de ta lumière, rien n’aura changé
Que la haine çà et là sévissant encore
Chaque parcelle de toi se soulèvera
En mots dits, ces mots tant répandus
Des mots tendus à qui sait bien prendre
Et qu’auras-tu dit homme ?
Que la terre est un présent à tous
Que l’homme ne peut se nourrir de mépris ?
Qu’auras-tu gravé sur les parois du temps,
Dans la tête petite et éveillée de l’enfant,
Pour lui donner une image d’un monde décent ?
Qu’auras-tu dit ?
Ô brave gens, retenez bien
Que c’est en se serrant la main
Qu’ en se serrant les coudes qu’on s’aime à la fin
Qu’on se partage et que personne n’aura faim !
Qu’auras-tu dit pour barrer à la mort le chemin,
Qu’elle ne pleuve sur des terres faibles ou endormies !
Car à ce moment là, tes mots reviendront
traverseront les esprits comme des soldats
Puis te feront face en témoins du temps
D’un homme mort, toi poète,
Mort au combat pour la paix et la vérité.
Fialyne Hafida Olivès
Texte écrit le 11/08/2008
samedi 26 octobre 2024
Tu seras libre ô liberté
Tu seras libre ô liberté
Tu seras une fleur aux pétales blancs de jasmin ou de rose, une senteur embaumant les demeures, une douce brise caressant les âmes solitaires en pleurs.
Tu seras un éclat de lumière pour ceux noyés dans l’abîme, un rayon réveillant les matins pour les rendre heureux sur terre.
Tu seras la joie qui ôte l’ennui dans les cages d’or des oiseaux aux ailes soyeuses ne sachant plus s’envoler ni battre l’air.
Tu seras la clé des portes scellées, un déroulé de blés sur les terres damnées, un ciel ouvert pour tout être longtemps cloîtré.
tu seras l’espoir dans ces pays perdus, une force aux bras faiblis, figés dans le temps et restés sans pouvoir.
Tu seras le courage, celui qui te murmure de te relever après chaque chute, celui qui te donnera l’envie de recommencer, te reconstruire et continuer sans haine et sans rage.
Tu seras le droit de vivre et d’être, tu seras belle et libre ô liberté, tu seras une étoile scintillante dans le ciel du pauvre démuni, dans la nuit d’un enfant qui pleure, ô larme cachée au fond des cœurs.
Fialyne
Hafida Olivès
Quand danse l'abeille
Quand danse L’abeille
Ne croyez surtout pas qu’elle se perd
Quand elle tourne en rond dans les airs
Non, c’est d’une découverte qu’il s’agit
Du pollen qu’elle avise ses amies .
Elle adopte les temps de la cadence
En ronds et en huit, frétille et danse
Mais quelle fréquence a notre abeille
Pour qu’ainsi accourent ses pareilles ?
La nature a des secrets qu’elle sait
Pour les uns , les autres un bienfait
Le miel étant un remède qui nourrit
Pour Terre fleurie sommons la vie.
Hafida Olivès
Date de publication sur Atramenta : 5 mai 2016 à 23h32
samedi 19 octobre 2024
Comme un écho du temps
Comme un écho du temps
Balles et chaînes de fer ficellent les destins
Il y a longtemps qu’ils traînent leurs pieds,
Dans les sables s’inquiètent du chemin
Et la vie pleure encore sous le palmier.
Ils sont là ces corps en tenue de glace
Et tant d’audace, sur cette photo jaunie,
Lourdement armés et l’air coriace
Par devant le gris une enfant a surgi.
Où cours-tu petite fille apeurée ?
Robe de sang, peur bleue et misère
Freinent ta vie aux vils freins du temps
On ne vit pas dans les camps ciblées.
Réduite en pierre, elle n’a plus de cœur
Mais qui es-tu toi qui t’octroies des droits,
De tes mille bras tu dresses le malheur,
Quand le sable te file entre les doigts ?
Tâche minime au sein de l’univers
L’enfant ressent l’effroi des êtres blasés
Dehors, tempêtes et orages sur la mer
Des corps poussent, ils seront bientôt nés !
D’autres jaillissent du ventre des troupes
Une parodie, comme un écho du temps
Les dents aiguisées invisibles à la loupe,
Rien n’excuse le malheur des enfants.
Fialyne
Hafida Olivès
Date de publication sur Atramenta : 22 octobre 2016 à 9h44
Le poète et le docteur
Le poète et le docteur
Docteur, je tousse, je suis souffrante !
Ah, que j’examine le fond ce qui vous hante,
Vous serai-je alors habilité d’une ordonnance ?
Je vois bien dans le cœur une affection
Émanant du refus infligé à la raison
L’esprit étant fébrile, de haute température
Trace sur votre âme bien des ratures.
Est-ce grave docteur, j’ai une inquiétude ?
Je me sens mal bien perdue dans ma vie
Au fond de ma voix les mots se coincent
Nauséeux, ils me piquent et me pincent
J’ai mal. Qu’on me soulage et que ça cesse !
Alors, je vous prescris l’infusion de l’oubli
À prendre en plusieurs fois sans préavis
Sortez de votre rêve et allez vers la vraie vie
Car vous souffrez d’une angine aiguë de poésie.
***
La santé du poète repose sur les mots
Quand insensés, engendrent des maux.
Fialyne Hafida Olivès
Catégorie : Poésie
Licence : Creative Commons BY-NC-ND
Date de publication : 05/11/2014
Format : 21x27.9cm
Site www.Inlibro Veritas.net
samedi 12 octobre 2024
Pleure, petite, texte écrit en 2008
Prudence
Prudence
Qui a un toit de verre ne lance pas des pierres chez son voisin
La pluie tombe toujours plus fort sur un toit percé,
Et un mensonge est un saut du haut du toit !
Mieux vaut un « tiens » que deux tu l’auras
Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit
Tout bon travail mérite bon gain.
Ne prends une promesse en monnaie comptant
Ni ne quitte le certain pour l’incertain,
Car en toute chose, il faut considérer la fin.
Avoir deux cordes à son arc est de mise
Quoique certaines précautions nuisent
Et se retournent vers les mains qui tirent.
N’oublie pas qu’un homme averti en vaut deux :
Des brebis au loup, ne pas donner
Le loup les mange, chacune comptée !
Plutôt la queue du lion que la tête du renard
Auquel il ne faut jamais se confesser,
Deux précautions ne sont pas à négliger.
Folle est la brebis qui au loup se confesse
Car de dos toute vue perçante cesse,
Prudence est mère de sûreté.
Il ne faut pas aller plus vite que le violon
Et ne pas confondre vitesse et précipitation,
Sachant bien que qui va à la chasse perd sa place.
Que de conseils laissés par les nôtres
Alors écoutons-les tout en enlaçant d’autres,
Puis avant d’agir tout bien mesurer.
Hafida Olivès
Date de publication sur Atramenta : 7 février 2017 à 10h11
jeudi 12 septembre 2024
La dispute des lettres de l'alphabet ( texte revisité)
La dispute des lettres de l'alphabet
Les Consonnes et les voyelles sur un trône posées
Se mirent étrangement à se vanter prônant leurs rôles :
Sans nous disaient-elles, dans un air assurément drôle
le monde ne serait Invention, art et technologie
Par notre combinaison et notre grâce, que d’avancée !
Tiens donc répliqua la phrase que vous êtes vantardes
Mais sans moi vous ne seriez que lettres hagardes,
Les mots en moi bien agencés, expriment bien des idées.
Que dites-vous s’écrient les Voyelles écrites et parlées
Parées d’accents graves, aigus et bien circonflexes
Devant leur maître Alphabet, le laissant perplexe ;
Ne sommes-nous pas des signes, des lettres de douceur
Des sentinelles du son qui protègent l’ouïe sans cesse
Quand les consonnes traversent l’oreille, l'agressent,
Afin que l’esprit avide de calme ne hurle ô bruit, ô douleur
Aux nerfs qui se tordent et à la voix qui s’enroue
Qui n’enchante point, d'une folie dévoilant les dessous ?
Non mais s’indignent les consonnes ; pour l’homme
Une force sûre qui impose qui nous sommes
Ainsi une seule lettre, à qui veut mal ou croit ou prétend,
Tel un coup de fouet, redresse celui qui n’entend !
Voyons dit Alphabet, cessez pour rien vous disputer
Consonnes et voyelles ensemble êtes importantes
Unies, vous formez le langage, l’aubaine communicante
Vous êtes telles des notes musicales, élaborées et aimées
Car par votre grâce l’homme exprime ses idées !
C’est lui qui vous a inventées pour vous utiliser
Ainsi les silences rompus, qui ne peut parler, écrit !
Fialyne
Hafida Olivès
Date de publication sur Atramenta : 13 mars 2017 à 12h26
Publié sur ILV en 2013
jeudi 18 juillet 2024
Des dictons de l’Algérie profonde
Des dictons de l’Algérie profonde
Auteur : Fialyne Hafida Olivès
Catégorie : Citations
Les dictons populaires sont un patrimoine indéfectible d'Algérie qui se transmet de père en fils et de mère en fille. Ainsi j’ai appris avec ma mère un très grand nombre que je transmets traduits en français pour ceux qui veulent découvrir et apprendre la culture algérienne.
Un seul dicton vaut une thérapie. Les utiliser est une manière subtile de polir certaines peaux. Et qui ne sait pas les utiliser a perdu un peu de son âme. Je reste fière d’être la première à avoir pensé à publier ces dictons en français, ce fut il y a au moins 19 ans.
Mon dicton préféré :
la Sagesse est repos.
Et vous lequel préférez-vous ?
Les dictons de l’Algérie profonde
1- Une réplique immédiate est parfois un remède ( El klam fi waqto adwa )
2- Il y a ceux qui ont la réplique sur les lèvres, d’autres l’ont en se
creusant un peu la tête et d’autres vont la chercher chez la mère
.( kayine elli laklame fi famo, wa elli fi kemmo wa elli ey djibo mine 3and ammo)
3- une mouche ne pénètre jamais une bouche fermée.
(El fom el mazmoum ma tadakhlo dabana )
4- Ce qu’il y a dans la tête du chameau n’est pas dans celle de son guide. (elli fi rass el djml mahi fi rass sayego)
5- Celui qui m’échange pour une fève, je l’échange pour sa peau. ( elli badlek bel foul, badlo baqchourou )
6- Celui qui a vécu son temps ne peut convoiter celui des autres. (elli 3ach waqto ma yattma fi waqt ghiro )
7- Porte ce qui te sied, fréquente ceux de ton âge et n’épouse que celle ou celui qui respecte ton entourage.
*Porte ce qui t’habille, fréquente tes amis mais n’épouse que celle ou celui qui respecte ta famille. (elbass qadek, khalett nadek, ou khoudh elli ta3ref quimette babak ou djadek )
8 -Mieux vaut épouser la folle fille de la sagesse que la sage fille de la folie. ( khoud el mahboula bent el 3aqla wala el 3aqla bent el mahboula)
9- Celui qui ne peut endurer les ennuis de la vie, ne peut se rassasier de ses fruits ( elli ma eydjouwaze amrar ha ma yachba3 atmar ha.)
10 -Celui qui fait seul ses divisions, se trouve bien des restes.( elli yahseb wahdo ey chittlo)
11- Celui qui s’inflige une gifle ne peut pleurer et s’il pleure qu’il baisse la voix.( elli derbatou yeddou ma yabki )
12- Achète le voisin avant d’acheter la maison.( achri eldjar qbel mine eddar)
13 Si ton voisin ne te plaît pas, déplace ton entrée. ( elli ma3adjbou djaro, ey hawel bab darou )
14- La porte qui te donne du courant d’air, ferme-la. ( el bab elli ey djik minha errih seddou wastarih ( dicton égyptien))
15- L’œil ne voit, l’oreille n’entend.( El 3ain ma tchouf wel wadn ma tasma3)
16- Celui qui ne te connaît, te détruit.( elli ma ya3arfek ey khassrek )
17- Les bons marchés se font toujours tôt le matin. ( Essouk asbah)
18- Ce qui ne t’appartient pas, te fatigue seulement. ( elli ma hou lik ghir ey 3ayik )
-19 Celui qui ne se suffit de sa tombe, monte chanter dessus. ( elli ma akfah qabro, yattla3 yaddene foqo )
-20 Il a passé une nuit avec les poules, le voilà qui se réveille coquetant. ( batte lila am3a el djadj, asbah ey qaqi )21- J’ai un caillou dans la chaussure.(Avoir un problème) ( 3andi hadjra fi essabatt)
22- Il m'a agressé, se mit à pleurer puis m'a devancé se
plaindre … ( adrabni wabka, wa asbaqni wachtka)
24- jamais l'oeil ne peut grimper au-dessus du sourcil. ( el 3ain ma tattla3 foq el hadjeb )
25- Vis avec un peuple 40 jours, tu leur ressembleras. (3ich 40 youm am3a qom tasbah abhalhom )
26- La beauté physique n’est pas suffisante pour construire un foyer. (azzine ma yabni eddar)
27- Il n’y a pas celle qui a épousé son père ou son frère.( makach elli akhdette bouha wila khoha )
28- Qu’il soit intelligent plutôt que diplômé. ( Attihouli fahem, lahla aqraa)
29- Celui qui rapporte, colporte. ( elli yaddi ey djib )
30 -Moi je vous dis Maître, à vous de rester à votre bonne place. ( anna anqolek sidi wenta a3ref maderbek )
31- (L’entente) : La couleur vient de la qualité du henné ainsi que celle des mains. (chwya mine el henna wa chwya mine arttabet el yaddanine)
32- ll vole avec le voleur et pleure avec la victime. ( yasreq am3a sareq ou yabki am3a moul eddar )
33- Quand une conversation est entre deux personnes, la troisième n’a
pas d’oreilles. ( el hadra bine athnine wa thaleth ma 3ando wadnine )
34- Il est doux comme un morceau de sucre. ( ahlo ki assouker )
35- On dit aussi du gentil qu’il a un cœur blanc comme le lait. ( qalbo abyad ki lahlib )
36- On dit : celui qui sait parler a des mots doux comme le miel. ( aklamo ahlo ki assouker)
37- Mange dans la main d’un généreux affamé que dans celle d’un
avare rassasié. ( koulha mine yad acheb3ane illa dja3 ou matakoulhach mine yad el dji3ane illa achba3)
39- La sagesse est repos. ( la3qel fih raha )
40- Si un homme te menace dors tranquille, mais si c’est une femme qui le fait alors reste éveillé. (illa ahlef fik radjel, arqod amhani, illa halfet fik amra bett qa3ed)
40 -Va en paix, ni peur ni regret ( roh la khouf wala anedama)
41- L'amitié du frère dure, celle d'un e ami e dépend de ton attitude. ( kkouk, khouk, illa ey gharek sahbek )
-42 L'aide d'une maman est toujours convoité même si elle se tient sur une canne. ( el yemmat mattmou3a hatta willa kanet a3la 3akkez ( 3akkaza)
* illa =ida= Si ( les algérois disent illa pour exprimer la condition avec si
- 43 Du sans gêne on dit :Ambarek, rentre avec ton âne (Adkhal ya Ambarek bi ahmarek
- 44 Qui ne l'a payé e de son portefeuille ou porte-monnaie ne connaît sa valeur ( elly ma djab ha mine asrima ma ya3rafel ha el qima)
-45 La qualité a son prix, à prix bas, qualité réduite. ( elli 3adjbo rakhsso, khalla nesso)
Œuvre publiée en 2007 sur le site Inlibro Véritas sous le pseudo Fialyne
Puis Fialyne Olivès et Fialyne Hafida Olivès.
Remerciements : Merci à tous ceux qui ont apprécié et utilisé l'un de ces dictons, tel présenté en français.





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